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AQLPA, Stratégies Energétiques, STOP

Selon des organismes environnementaux, le gouvernement du Québec peut encore éviter Le Suroît

Communiqué

lundi 5 juillet 2004, par André Bélisle, Dominique Neuman

MONTREAL, le 5 juillet 2004 /CNW Telbec/ - Trois organismes environnementaux membres de la Coalition Québec Vert Kyoto, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Stratégies Energétiques (S.E.) et le Groupe STOP félicitent la Régie de l’énergie d’avoir confirmé que le projet du Suroît "n’est pas indispensable à la sécurité des approvisionnements en électricité".

Cependant, ils déplorent vivement la timidité de la Régie à l’égard des alternatives au Suroît, qui sont pourtant bien identifiées au rapport.

Selon Monsieur André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), "les alternatives au Suroît existent et sont bel et bien écrites dans le rapport de la Régie, mais celle-ci a été trop timide à leur égard et n’a pas osé fixer un échéancier au gouvernement pour les réaliser" : "Nous disposons en effet au Québec d’un potentiel majeur et inexploité en énergie éolienne et en efficacité énergétique. Le gouvernement du Québec tarde cependant depuis des années à se doter d’un plan de développement de ces ressources, qui nous permettraient d’éviter facilement la filière thermique. La Régie confirme dans son avis l’inaction du gouvernement en efficacité énergétique et en énergie éolienne, mais sans formuler de recommandations concrètes qui auraient permis de mettre en oeuvre ces alternatives à temps pour éviter Le Suroît."

Selon Me Dominique Neuman, avocat qui représentait les trois organismes environnementaux devant la Régie de l’énergie, "le projet du Suroît est le fruit du retard du gouvernement à doter le Québec d’une véritable politique de l’efficacité énergétique et d’un plan de développement de son immense potentiel éolien. Il est également le fruit de la négligence d’Hydro-Québec qui, pendant des années, a sur-exporté son électricité, au point d’avoir perdu la marge de manoeuvre que lui offrait ses réservoirs hydroélectriques. Il est cependant encore possible d’éviter Le Suroît à condition que des mesures concrètes de développement de la filière éolienne et d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et des équipements soient prises rapidement, dès cette année, ce que le gouvernement du Québec a le pouvoir de faire."

Selon l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Stratégies Energétiques (S.E.) et le Groupe STOP "le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Il peut encore éviter Le Suroît et réaliser, dans les délais voulus, les alternatives nécessaires. L’avis de la Régie laisse encore le choix au gouvernement."

Renseignements : M. André Bélisle, (418) 386-6992 ; M. Dominique Neuman, (514) 849-4007