Révérence Rupert
COMMUNIQUÉ
vendredi 4 juin 2004
La législation de cet état américain exige que 17% de l’approvisionnement public en énergie provienne d’énergies dites propres et renouvelables. Or la décision du juge Stein vient de rendre inadmissibles à cet égard les nouvelles installations hydroélectriques comprenant des réservoirs et celles qui produisent plus de 30 MW. Seule l’hydroélectricité produite à partir de centrales au fil de l’eau sera admissible. 14 États américains se sont donnés une législation similaire et leur nombre s’accroît d’année en année.
L’état de New York souhaite hausser de 17 à 25% sur 10 ans la proportion d’énergie renouvelable achetée de ses fournisseurs, et incite le public à choisir les énergies vertes pour combler leurs besoins en énergie. Des campagnes sont en cours pour expliquer la différence que peut apporter un mode de consommation plus respectueux de l’environnement, et l’hydroélectricité québécoise ne rencontre plus ces standards, d’après les recommandations de la communauté scientifique internationale.
Hydro-Québec voit donc la porte se refermer progressivement sur l’exportation de son hydroélectricité. La société d’État reçoit ainsi, de la part de ses clients américains cette fois, un incitatif de taille pour mettre fin à son programme de développement hydroélectrique dévastateur dans le Nord-du-Québec et pour se tourner résolument vers des énergies écologiquement acceptables comme l’éolien.
Révérence Rupert, un mouvement de citoyens Cris et Québécois engagés dans la protection des rivières nord-québécoises, a participé à cette commission en déposant le 26 septembre dernier un avis traitant des impacts environnementaux, sociaux et éthiques des grands projets hydroélectriques à la Baie James. La coprésidente de l’aile québécoise, Jacqueline Leroux, se réjouit de la décision de la Juge Stein. "Avec cette décision, les New-Yorkais fournissent un appui précieux à la protection des rivières nord-québécoises. Leur conscience environnementale aidera le Québec à atteindre les engagements de Kyoto en abandonnant les filières polluantes comme l’hydroélectricité et le gaz. Et maintenant que ce sont les clients payants qui le demandent, Hydro-Québec écoutera peut-être davantage."
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Révérence Rupert est un organisme à but non lucratif fondé en octobre 2001 par des Cris et des Québécois impliqués dans leur milieu et profondément convaincus qu’il y a beaucoup plus à perdre qu’à gagner de nouveaux aménagements hydroélectriques sur le territoire d’Eeyou Istchee / Baie James / Nunavik. Bien campée dans son rôle d’informateur, Révérence Rupert soutient la protection des rivières vierges du Nord-du-Québec, au nom des nations en présence sur le territoire, en vue de préserver les habitats, l’équilibre des écosystèmes, les sites ancestraux de pèlerinage et le potentiel ethnotouristique que recèlent les extraordinaires rivières-fleuves nord-québécoises.
Pour information :
Jacqueline Leroux, coprésidente (418) 748-7317 ou Éric Gagnon (514) 708-5899
http://www.dps.state.ny.us/03e0188.htm et www.ucsusa.org/clean_energy/renewable_energy
http://www.dps.state.ny.us/rps/03e0188_030926_comments/Rupert_comments.pdf et requête Google : rps state
Éric Gagnon
Révérence Rupert
Sud du Québec
tél : (514) 708-5899
Nord du Québec (siège social)
tél et téléc : (418) 748-7317
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