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Communiqué pour diffusion immédiate

La stratégie canadienne sur les changements climatiques ; en faire le moins possible le plus tard possible.

Ottawa prend les contribuables canadiens et leur avenir en otages.

mardi 11 mars 2008

Saint-Léon-de-Standon le 11 mars 2008 - Les mesures annoncées hier par Ottawa en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans le secteur industriel sont inefficaces et trop tardives. Par exemple, en ne visant que la réduction de l’intensité des émissions plutôt que la réduction du volume total, les émissions de GES continueront d’augmenter au lieu de diminuer. « En s’attaquant à l’intensité, le gouvernement ne règle rien. Entre 1990 et 2005, l’intensité des émissions au Canada a baissé de 17%, pendant que les émissions totales ont augmenté des 25%. Un peu moins de boucane par cheminée, mais beaucoup plus de cheminées ! » a déclaré monsieur Arthur Sandborn de Greenpeace Québec.

« Au moment où la communauté scientifique mondiale reconnaît l’urgence et la gravité de la situation liée aux changements climatiques, la stratégie canadienne propose d’en faire le moins possible le plus tard possible, Ottawa prend donc les contribuables canadiens et leur avenir en otages, mais tôt ou tard nous en subirons les graves conséquences écologiques et économiques. Si le Canada ne respecte pas les principes du Protocole de Kyoto comme le démontre l’annonce d’hier, nous devrons quand même procéder aux réductions de GES prévues au Protocole mais la facture sera décuplée, plus on attend plus le prix à payer sera élevé et plus les dommages seront graves, déjà on peut s’attendre à des amendes de plus de 30 milliards de dollars à compter de 2012. » indiqua André Bélisle porte-parole de Québec Kyoto et président de l’AQLPA.

La Coalition Québec Kyoto exige que l’année 1990 convenue dans le Protocole de Kyoto demeure la base de référence des objectifs de réduction et non 2006 comme le propose Ottawa. La coalition réitère sa demande pour l’établissement de la Bourse du carbone à Montréal, établir un prix sur les émissions de GES d’un minimum de 30$ la tonne, un système de quotas et d’échange de crédits de carbone et des programmes de conversion massive à l’énergie renouvelable, ce qui peut être fait dès maintenant.

La Coalition Québec Kyoto juge par ailleurs inacceptable que le Québec, ses contribuables et ses industries fassent les frais d’une stratégie visant à éviter aux compagnies pétrolières et aux provinces productrices de pétrole et de gaz de participer financièrement à la réduction des émissions de GES dont elles sont pourtant responsables. Rappelons que le Québec a investi beaucoup d’argent depuis 1990 pour réduire ses émissions de GES notamment dans le secteur de l’aluminium.

Pour information :
André Bélisle
Président
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
Téléphone : (418) 642-1322
Cellulaire : (418) 386-6992

Arthur Sandborn,
Responsable de la campagne climat et énergie
Greenpeace Québec
Téléphone : (514) 933-0021
Cellulaire : (514) 235-5955