COMMUNIQUÉ DE PRESSE
jeudi 20 septembre 2007
QuébecKyoto représente une coalition d’une cinquantaine de groupes de tous horizons et au delà de 100 000 personnes répartis à l’échelle de la province. QuébecKyoto demande un moratoire sur toute construction de port méthanier le temps d’étudier ces projets dans l’ensemble de la stratégie énergétique du Québec afin que l’on puisse atteindre les objectifs du protocole de Kyoto et qu’on puisse se positionner dès maintenant en vue de l’après-Kyoto.
VOICI LES FAITS VÉRIFIÉS ET VÉRIFIABLES SUR LESQUELS NOUS APPUYONS NOTRE ARGUMENTAIRE :
FAIT #1 : Il est impossible de démontrer rigoureusement que l’importation massive de gaz naturel via des ports méthaniers aurait pour effet de baisser le prix de ce combustible, ce qu’affirment les promoteurs.
FAIT#2 : Lors des audiences précédant la construction de la centrale de Bécancour, Robert Tessier, alors président de Gaz Métro, a affirmé au sujet de la construction de la centrale de Bécancour : « Le gaz est un passage obligé, (..) les impacts sur l’économie du Québec seront très douloureux, si le projet de Bécancour ne se réalise pas. » (La Presse, 20 mai 2004). Depuis, le prix du gaz naturel a augmenté et Hydro-Québec paye l’électricité produite à 10,5 cents du kWh au lieu des 6 cents prévus. Une augmentation de 75% en 2 ans ! De plus, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de cette centrale sont d’environ 1 600 000 tonnes de CO2 par année ou l’équivalent de 400 000 voitures. C’est donc la construction de l’usine de Bécancour qui a eu un impact douloureux sur l’économie du Québec et les changements climatiques de la planète.
FAIT #3 : Rien n’indique que le prix du gaz naturel sera concurrentiel face à celui du mazout et puisse privilégier la conversion du mazout vers le gaz, notamment dans le contexte de hausse mondiale du prix de l’énergie.
FAIT#4 : Comme l’a écrit Sir Nicholas Stern, ancien chef économiste de la banque mondiale, dans son rapport sur l’impact économique du réchauffement de la planète publié en 2006, le marché a failli lamentablement à protéger l’environnement et à lutter contre le réchauffement climatique et les coûts de l’inaction seront bien supérieurs aux investissements requis afin de régler ce problème.
FAIT#5 : Le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui sortira d’ici quelques semaines réitère que le réchauffement de la planète est plus sérieux et se fait plus rapidement que prévu et qu’il faudra adopter des mesures radicales de réduction d’émission de GES.
FAIT#6 : 10 ans après l’adoption du protocole de Kyoto, les émissions de GES du Canada ne cessent d’augmenter et le gouvernement conservateur ne veut pas respecter les objectifs de Kyoto, qui ne sont pourtant qu’une petite première partie de ce qu’il faut faire pour stabiliser le climat et éviter la catastrophe mondiale.
FAIT #7 : 5 ans après le vote UNANIME des députés de l’Assemblée Nationale d’une résolution de respecter les objectifs du protocole de Kyoto et plus d’an après le dépôt de plan de lutte aux changements climatiques du gouvernement du Québec, pratiquement aucune mesure concrète n’a été mise en application à ce jour. Les émissions de GES du Québec aussi continuent toujours d’augmenter.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur l’autorisation d’aller de l’avant avec les projets de terminaux méthaniers. De plus, nous exigeons du gouvernement du Québec :
une législation assurant un plafond obligatoire des émissions de GES ;
un programme obligatoire de conversion du mazout et du charbon vers des énergies plus propres incluant le gaz naturel ; et
la mise en place d’un mécanisme public de reddition de compte afin de pouvoir suivre l’évolution des émissions de GES du Québec.
Sans ces mesures, il est improbable que l’apport supplémentaire de gaz naturel vienne réduire le bilan québécois et canadien de GES.
De plus, nous invitons Mesdames Brochu et Bertrand à en débattre avec nous publiquement afin que la population du Québec puisse entendre les faits plutôt que les affirmations démagogiques dont nous faisons l’objet.
Le 22 septembre la marche que nous organisons ne sera pas, contrairement à ce que Mme Brochu prétend, une marche pour le mazout, mais bien une marche pour l’avenir du Québec, de la planète et de nos enfants. ET CECI AUSSI EST UN FAIT.
Pour obtenir des renseignements et entrevues :
Daniel Breton, porte-parole QuébecKyoto (Anciennement CQVK) (514) 799-3553
André Bélisle, porte-parole AQLPA (418) 386-6992
Suzann Méthot, QuébecKyoto (514) 799-3553