Communiqué de presse
mercredi 9 mars 2005, par Daniel Breton
Bien sûr, il n’est pas précisé que d’autres projets du type énergies vertes (économie d’énergie, éolien...), s’inscrivent bien mieux dans un développement viable de nos collectivités. Étant moins polluants, ils peuvent générer plus d’emplois, sont plus sécuritaires et permettraient au Québec de tendre vers l’autosuffisance énergétique. Il semble encore nécessaire de rappeler que le vent quant à lui est gratuit tout comme la chaleur de la terre et du soleil !
Les ports méthaniers qui ont été refusé à plusieurs reprises aux États-Unis et que la population de Beaumont a rejeté, s’est vu déplacé de quelques centaines de mètres, à Lévis. Devant la polémique, la ville songe à procéder à un référendum local afin de tâter le pouls de sa population. Dans le cadre de ces référendums locaux, une petite collectivité se voit attribuer la tâche de décider de l’avenir d’une nation. Pourtant, tel que décrit dans un sondage Léger Marketing, dont les données sont disponibles depuis juillet dernier, « 88 % des gens souhaitaient que le gouvernement opte pour des mesures d’efficacité énergétique et l’éolien ». Le virage thermique a ainsi déjà été condamné par la population du Québec. Il est donc inacceptable que Lévis procède à un référendum local alors qu’il y aurait lieu de faire un référendum national. Si nous ne voulons pas jouer à la chaise musicale pendant encore plusieurs années avec ce projet et qu’il soit encore déplacé d’une centaine de mètres vers une autre municipalité, il faudrait trouver d’autres moyens que les référendums locaux pour décider de l’avenir de projets sur la province entière.
Un autre piège des référendums locaux est l’objectivité de la population. Dans certains cas, les villes se sont vues offrir des sommes faramineuses pour accueillir un projet. Dans d’autres, la population se basera en majeure partie sur les informations fournies par le promoteur pour prendre une décision À noter que dans le cas de Rabaska, plusieurs informations d’intérêt public n’ont pas été divulguées et que les documents fournis par le promoteur comportent des contradictions majeures pouvant porter atteinte, entre autres, à la sécurité des lieux. Cette collectivité a été peu informée quant aux impacts relatifs à la diminution de la qualité de l’air de leur région et à une dépendance accrue du Québec envers le gaz naturel. Il est important de comprendre que plus nous nous rendrons dépendant d’une énergie non-renouvelable, comme dans le cas du pétrole et du gaz naturel, plus nous serons dépendant des caprices du marché pour le prix de cette énergie (et ces caprices sont à la hausse, tout comme le prix des autres combustibles fossiles)
Rappelons que nous n’encourageons pas les référendums locaux, mais surtout que nous demandons un moratoire sur les projets de centrales au gaz naturel (Bécancour et autres) ainsi que sur les ports méthaniers (Rabaska, Énergie Cacouna,...) jusqu’à la fin de la commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec, dans le cadre de laquelle les experts pourront présenter tous les côtés de la médaille des filières énergétiques. En ce qui concerne l’avenir énergétique du Québec, pour l’instant, la balle est dans le camp de la commission parlementaire.
Daniel Breton
Porte-parole
Coalition Québec Vert Kyoto
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